la vieillesse

Blog de oratio :Les Mots, la vieillesse

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La vieillesse.

Ce qu’il y a de terrible dans le fait de vieillir, c’est de constater que l’on devient et que l’on va être,  bientôt,  définitivement et irrémédiablement, ce qu’étaient les vieux dans notre regard de jeunesse.

Jusqu’à ce qu’on le soit, aussi, dans le regard de tous les autres.

Alors, vraiment, s’installe la lassitude.

 

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jeudi 21 juillet 2011 19:10


Joyeux Noël !

Blog de oratio :Les Mots, Joyeux Noël !

Décembre 2009.

il y a quelques jours, a eu lieu à Spa , dans les Ardennes Belges, un meurtre atroce !

l'assassin a simplement répondu à l'attente de milliers de gens en offrant aux croyants un majestueux sapin en pleine fleur de l'âge.
80 années de lente et paisible existence pour atteindre les trente mètres de haut. 
Splendide et épanoui, alors qu'au bas mot une centaine d'années s'offraient encore à lui, il a été tronçonné.

il voyage vers la place Saint Pierre de Rome, puisant dans une sève qui saigne de quoi survivre encore quelques temps. Déjà ses épines tombent, ses branches sèchent, il commence une longue et douloureuse agonie que personne n'entend.

mercredi 11 mai 2011 16:16


l'instant.

Blog de oratio :Les Mots, l'instant.

je me prends à rêver.

n'ai-je un jour fait autre chose?

le regard sur le passé est-il emprunt de vérité?

en quoi assure-t-il plus de réalité que les yeux posés sur l'avenir?

quant au présent...

s'y arrêter donnerait sans doute une réponse.

l' instant.

à quoi bon, il est déjà passé.

insaisissable

mercredi 11 mai 2011 15:58


Il parait…

Blog de oratio :Les Mots, Il parait…

Et j’aurais passé le plus clair de mon existence à l'attendre.

 L’amour ? La reconnaissance ? La compréhension ? un sens à la vie ?

 Il parait que seuls les êtres aimés de leurs proches seront capables d’aimer à leur tour.

Il parait que la reconnaissance offerte bien tôt donne le goût d’entreprendre.

Il parait que la vie est florissante et généreuse pour qui a trouvé un sens à sa vie.

Il parait aussi que très peu y ont droit.

Il parait que les autres ont vécus malheureux.

Il parait qu’ils sont morts miséreux.

 La vie, parfois, paraît bien sérieuse.

mercredi 11 mai 2011 15:55


Moïse.

Blog de oratio :Les Mots, Moïse.

C’est l’histoire d’un petit être, sensible et plein de bonne volonté, qui se retrouve on ne sait comment sous un toit où rien du boire et du manger ne lui est refusé.

« Qu’est-ce, diable, que ce bout de chair qu’on nourrit à volonté, qu’on tient au chaud autant qu’on le peut, et qui malgré tout, pleurniche sans arrêt.

Quoi d’autre ? Une bonne trempe remettra vite ce récalcitrant sur le droit chemin. »  Les parents ne sont-ils pas là pour préparer leur progéniture à la dure réalité de la vie ? Tellement de souffrance, d’injustice, d’insatisfaction et de lutte inutile. « Il faudra bien qu’il l’apprenne assez tôt.  Et puis, puisqu’on n’a rien connu d’autre, pourquoi connaîtrait-il, lui, ce qui nous a été refusé ? »

Le temps passe, accompagné de ses rêves, de ses révoltes, souvent vaines, de ses déceptions, parfois profondes, et de ses résignations.

De ses combats gagnés aussi, de ces victoires qu’on ne doit qu’à soi. De celles qui font qu’on se sent grand, qu’on se sent fort.

On a même une certaine estime de soi.

Et puis, un jour,  quelqu’un venu d’on ne sait où et motivé par on ne sait quoi, montre à ce petit être devenu grand, une sorte d’intérêt. Un intérêt… inexplicable.

Ce n’est pas seulement de l’intérêt. Il y a ce quelque chose de plus grand. Serait-ce de l’Amour. Un amour gigantesque, vertigineux. 

« Diable, il semble être devant l’essentiel de sa vie. Quel crétin, il s’est trompé, c’est sûr. »

« il n’est pas n’importe qui. Il est intelligent, cultivé, sensible, riche de personnalité. Pourquoi s’est-il arrêté sur ma route ? »

 Petit à petit, à force…, parce qu’on ne résiste pas aux biens faits de la valorisation de soi qui émane de l’autre, on apprend presque à s’aimer aussi…

Oui. Finalement, on aime assez bien celui que l’autre semble adorer.

C’est tellement bon. La vie est tellement belle. L’humanité finalement n’est pas aussi exécrable qu’on le dit. Elle a une part si … Belle. 

Et le voilà heureux, presque comblé. Reconnaissant.

Tellement  reconnaissant.

Il sacrifie ses rêves, ses révoltes, ses déceptions, ses résignations, ses combats gagnés aussi, des victoires qu’il ne devait qu’à lui, qu’à sa force, sa grandeur. Dans le fond, il n’en a plus besoin. L’Autre…l’Amour de l’autre nourrit son âme.

La reconnaissance génère l’offrande. De l’offrande au sacrifice, il y a un pas.


mercredi 11 mai 2011 13:30


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